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Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
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Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

Kaki Spring Bottines Sport Femmes Flock de Talons Femmes Chaud Pour Femme Femmes Beauty Chaussures à Solid Hiver Bas BeautyTop Chaussures Martin Bottes Top La prochaine séance du séminaire « Le primitif : les arts et la mythologie de l’originaire – XIXè-XXè siècles » (organisé par Pauline Nadrigny) (PhiCo/CEPA) sera animée par :

Frédéric Fruteau de Laclos (CHSPM)
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 »Participer pour instaurer ? L’originaire et les promesses de la création. »

Mercredi 1er mars – 17h30-19h
Salle 101, Centre Michelet,
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75006 Paris
Frédéric Fruteau de Laclos (CHSPM)
« Participer pour instaurer ? L’originaire et les promesses de la création. »

Dans la création artistique, mais aussi bien dans la moindre perception, joue un certain rapport de participation. Créations et perceptions sont de l’ordre du développement ou de l’explication en surface de ce qui se joue pour chacun en profondeur, que cette surface soit celle de la toile, de la page d’abord blanche, ou qu’elle équivaille au plan des existences en apparence les plus communes.
Chez les supposés primitifs existe ce rapport au fond, mais ce fond, chez eux comme chez nous, ne se déploie jamais librement en surface, sous la forme de l’informe (si on peut dire) ; il est toujours formé, les formes en question étant redevables d’une histoire aussi bien sociale, naturelle, qu’eidétique – d’une histoire des formes considérées dans le cours « interne » de leur évolution, des formes enchaînant sur des formes. Autrement dit, la contribution des « autres » à l’histoire des instaurations ne réside pas dans la fraîcheur, la simplicité, ou bien encore la brutalité, de leur participation à la nature, don à l’humanité d’autant plus précieux que nous, modernes, nous serions perdus à force de sophistication formelle. La symétrisation doit au contraire conduire à la reconnaissance, d’une part du fond chez nous, quand bien même nous apparaîtrions superficiels à nos propres yeux ; d’autre part, de la forme ou des formes chez les autres : nous ne devons pas prendre notre incapacité à identifier les formes instaurées par eux pour une absence de création formelle.
Il s’agira dès lors de revenir sur l’ensemble des procédures de disqualification qui sont à l’œuvre lorsqu’on décrit l’art et la mentalité des « Primitifs » en termes de « participation ». Par-delà ces disqualifications anthropologiques, on insistera sur le renversement qui a lieu dès lors qu’on assume un sens positif de la participation, pour nous-mêmes comme pour les autres. Les enjeux ici relèvent indissolublement de la psychologie génétique et de la théorie de l’art. Car on s’emploiera à réunir les deux sens de l’esthétique, en refusant de dissocier la théorie de la sensibilité et la réflexion sur la création artistique. S’il faut dire que les artistes sont particulièrement sensibles à ce qu’ils vivent, on doit corrélativement souligner le pouvoir d’instauration du moindre vivant : notre vie peut être tenue pour notre œuvre.